Thursday, 18 March 2010

International Appeal for Jafar Panahi

Appel International
Brisons « Le Cercle »
Liberté pour Jafar Panahi et pour les autres prisonniers politiques en Iran
La nuit du 1er mars 2010 des agents infiltrés de la police iranienne faisaient irruption au domicile de Jafar Panahi pour l’arrêter, ainsi que sa femme, sa fille et 15 autres personnes, parmi lesquelles: les metteurs en scène Mohamed Rasoulof, Mahnaz Mohammadi, Rokhsareh Ghaem-Maghami et le cameraman Ebrahim Ghafari.
La raison fournie pour justifier l'arrestation était d’avoir filmé les protestations qui ont suivies les élections de juin 2009, afin de les diffuser.
On est en train d’empêcher les citoyens iraniens d’exprimer démocratiquement leur désaccord. Ceux qui essaient de faire connaitre au monde ce qui se passe sont réduits au silence et privés de leur propre liberté.
La nouvelle de son arrestation et de la détention des autres metteurs en scène a eu des échos en raison de la notoriété internationale de Jafar Panahi, mais Panahi n’est qu’une personne, parmi les milliers arrêtées en raison de leur opposition non violente au régime.Nous nous rappelons en effets que durant les jours qui ont suivi les élections, au moins huit personnes ont été tuées et que des centaines ont été arrêtées et torturées, que les sites internet ont été censurés et que les communications des téléphones portables ont été bloquées.
Nous exprimons notre profonde indignation et demandons aux médias de continuer à donner de la visibilité au problème pour maintenir l’attention de l’opinion publique et des gouvernements axée sur la grave violation des droits humains que l’on perpétue en Iran.
Une forte pression internationale peut aider les personnes qui ont été injustement privées de la liberté, à la retrouver.
En tant que citoyennes et citoyens du monde nous demandons que la liberté de protester, de filmer, d’écrire, de faire opposition et d’agir ouvertement de façon non violente pour le changement politique soit rendue à tous nos concitoyennes et concitoyens.
En tant que citoyennes et citoyens du monde nous demandons, aussi, que la défense des droits de l’homme soit toujours au centre de l’attention politique et non pas en marge, comme cela semble être le cas de l’Iran et d’autres nations.
Nous interpellons la communauté internationale, les organisations sociales et des droits de l’homme, le monde de la culture, les gouvernements, les églises, pour qu’ils réclament avec force la libération du metteur en scène Jafar Panahi et de tous ceux qui ont été arrêtés par le régime Iranien après les élections du mois de juin.
Nous demandons aussi l’arrêt de toute forme de violence et de torture contre le peuple iranien.
La répression et la férocité contre ce peuple sont un outrage à la démocratie et (elles) représentent une violation grave des droits de l’homme.
Nous demandons à tous de signer cet appel que nous enverrons au président Mahmud Ahmadinejad pour exiger la libération immédiate de Panahi et de tous ceux qui sont détenus pour leurs opinions ou pour des raisons politiques.
Nous demandons aussi la fin de la répression contre les représentants des organisations des droits de l’homme et le rétablissement d’un état de droit.
Nous exprimons notre soutien à Shirin Ebadi pour les souffrances qui ont été infligées à elle et à sa famille et pour ce que son pays est en train de subir. Il est nécessaire de résister dans l’Espérance.
Adolfo Perez Esquivel, Prix Nobel de la Paix
Fabio Alberti
Roma/Buenos Aires 09/03/2010

1 comment:

  1. En tant que citoyennes et citoyens du monde nous demandons que la liberté de protester, de filmer, d’écrire, de faire opposition et d’agir ouvertement de façon non violente pour le changement politique soit rendue à tous nos concitoyennes et concitoyens.

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